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Vendredi (03/11/06)
L'Inutile personne voudrait pleurer sa non-existence. Mais les larmes refusent de se déplacer pour si peu.


Murmuré par aileapart, à 18:06 dans la rubrique Actualités.
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Vendredi (20/10/06)
Vie sans débordements anarchiques.
--> "Moins dix ans en douze semaines"
Chez nous si tu partages tu meurs, on te tue.
Chez nous si tu as quelque chose faut le partager sinon, c'est le chantage affectif et tout.
J'ai plein de trucs, mais c'est faux, j'ai pas grand chose à moi, sauf ce que je cache. Le reste on me l'arrache, on le salit, on l'utilise, on le prend, et on appelle ça partager. Un peu comme ma vie. Ma. La mienne. A moi. Forcément, si je veux pas qu'on touche à mes affaires, je les brise.
On m'a appris, si quelqu'un te frappe, donne lui un bonbon, il t'aimera. C'est ce que j'ai fait, et il en restait plus pour moi, de bonbons. Pas que tout le monde frappait, mais que c'est bon des bonbons. Je me dis que c'est une manière d'acheter les gens. C'est ce que je retiens. On m'a appris à acheter les gens dès gamine. Je vous achète avec une gentillesse dégueullée. Je vous offre des bonbons, putréfaction. Je m'offre en tant qu'objet, en tant que telle ou telle. Une chose. 'Celle qui'. Je donne ce que j'ai à qui veut. Ce que je suis. A qui en a besoin.
Et je me retrouve avec mon paquet de bonbons vide. Vide à en crever.

Je sais pas aimer sincèrement.



J'ai les larmes aux yeux, ça fait un an.
Ca fait encore un vide. Mais un an ça suffit pas, pour ça. Pour refermer la plaie, mais y a pas de plaie, pas de cicatrice, juste un vide, l'absence morte.
Le diner remonte doucement, le long des tubes souvenirs.

Le temps se fout de nous ; les autres en rajoutent.
Murmuré par aileapart, à 23:39 dans la rubrique Auto-Dérision..
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Lundi (04/09/06)
Il y a des choses qu'on en conte pas.
 
Murmuré par aileapart, à 15:20 dans la rubrique Actualités.
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Dimanche (11/06/06)
C'est vrai qu'il fait chaud.
--> Et tout ce qu'on dit dans un mot.
J'ai découpé mes pupilles au cutter noir.
L'effet apparaissait, on tatonne avec l'éponge mouillée de sueur évaporée, des trous apparaissent, des trous d'air. Les turbulences qui tremblent l'esprit. Les troubles qu'on cache et qu'on efface, par pudeur de montrer les mains.
De la finesse dans ce trait, ce contour redessiné, des alvéoles et les pétales qui apparaissent sur le blanc, rouges.


J'ai fait une fausse couche.
J'y ai laissé ma peau tendue, comme un trampoline pour sauter plus haut, toujours plus haut, et descendre plus bas, toujours plus bas.
Comme si dans un même souffle tout disparaissait, tout était expiré, qu'il ne reste que l'enveloppe et le cachet de la poste. Et du vide.

On s'éteint si vite. Pour frimer, pour se faire remarquer, pour s'envoler et qu'on le sache, qu'on remue le vide épais de chacun.

J'ai decidé que cette chaise était à deux places, une vide, l'autre occupée.

Les nouveaux pas qu'on regarde se manger et s'étaller sur le sol chaud se multpilient et se divisent en tout temps, et les peaux qu'on lave comme des costumes de foire, avec l'habitude de l'emplacement connu des tâches absentes, qu'elles aimerait qu'on les remarque absentes, et qu'on cherche pourquoi, mais on a beau regarder on voit pas, on a beau voir on reconnait pas.
Murmuré par aileapart, à 13:20 dans la rubrique Actualités.
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Mercredi (26/04/06)
Cime en thé.
Tordue.
L'idée tordue.

Une crevasse.
Qu'on remplit.
De mots durs.

Qui tremblent entre les dents, entre la mâchoire et la langue, qu'on écrase, qui se blottit contre le palais, ouvrez la fenêtre, sortez les rideaux !
Murmuré par aileapart, à 17:35 dans la rubrique Actualités.
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Lundi (24/04/06)
Chocolat à l'eau.
--> Bouton de rose.
J'ai le coeur qui fond par le nez. Comme un chewinggum perdu.
Comme un rhume, mais en plastique. Une fausse rage de dents.
Murmuré par aileapart, à 18:39 dans la rubrique Auto-Dérision..
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Vendredi (21/04/06)
Buée.
--> "Tu sais, ..."
L'Insomnie m'a dit, derrière ses lunettes de soleil, "t'es jolie quand t'es pas réveillée le matin". Il faisait frais. Il y avait des ombres, et des rayons, presque autour d'elle. Elle a toujours des lunettes de soleil autour des yeux, même quand elle en met pas. Derrière ses lunettes, on voit pas ses yeux. Ils sont très beaux.
Elle est belle, même quand elle est moche.

Y a des gens, comme ça... Ça doit être ma pensée qui les dessine pour toujours.

Buée.

Et y a ce bruit sourd, derrière moi.
Je suis pas encore bien réveillée, je dois être jolie.

Les gens marchent en zig-zag pour éviter les autres gens qui marchent pas, le regard uniforme, le regard bleu ciel, bleu amoureux.

Buée.

Une source inépuisable, un homme. Qui ravive. On n'a pas soif. Comme un lac de pensées à lui tout seul. Un sage expérimenté qui partage, qui n'en finit plus de partager.

Buée.

Un éclair. Buée.

Marcher, un livre.
Position debout, d'un pied sur l'autre, deux à eux seuls, 10 à cinq, le soleil qui pointe ; à l'ombre il fait frais, au soleil un peu trop chaud. La tête au soleil, le reste à l'ombre. Pour les tâches de rousseur. c'est tout.
Y aplus d'ombre, le dos au soleil, pour voir les autres, les gens, pour se concentrer sur. Sur quoi ? J'ai oublié.

Buée.
Dans la tête.

Murmuré par aileapart, à 15:29 dans la rubrique Actualités.
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Lundi (17/04/06)
Deux trop.
--> Loin, près, haut, bas, pas assez.
Tu sais j'ai peur du temps qui passe comme toi, un jour il fait bien, un jour le moral baisse en-dessous de zéro, alors j'ai peur de moi parce que je suis comme toi, d'un bout à peu près, c'est vaseux, un jardin d'une bauté incomparable, comme en mai ou juin, arrosé par des sables mouvants, alors j'ai peur de te voir me mourir, j'ai peur de te tuer comme je sais pas, laisse-moi te détester comme on fait d'habitude pour laisser passer les gens, c'est moi la vase, le jardin c'est toi et les saisons c'est eux, c'est toujours les autres, ceux qui regardent et qui changent le ciel, qui trouvent toujours à redire au soleil, qu'il brille trop et pas assez, tu vois j'ai peur parce que ça fuit, c'est trop rigide, c'est trop beau, c'est trop frêle, un peu comme toi tu vois, faudrait trouver une rosée et tu resplendirais, une rosée fidèle, détachée, attachée à toi, un peu comme moi, rien qu'un peu, parce que moi tu vois j'ai peur de toi, de ce mot qui n'existe pas, qui a été quelques moments, quelques sourires et ce lien qu'on filait, alors j'ai peur de moi parce que je peux être odieuse parce que j'ai peur de toi, j'ai peur de ce que je te ferais, de ce quz tu me feras, de ce qu'on se fera, comment se déchirer encore et encore, toujours mieux, toujours plus fort, tu vois je t'aime encore..

Murmuré par aileapart, à 23:40 dans la rubrique Ballon Rouge..
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Sinon il pleut.
Je lui ai dis "Epouse-moi" et son visage a fait la grosse tête, celle qu'on fait quand un chêne nous tombe dessus. Ses yeux se sont aplattis comme mes omoplates, un peu ailleurs, et partout autour de son crâne des feuilles ont poussé, comme un vertige, comme un visage brumeux. Une excuse s'est echappée de ses dents entrouvertes sur un trou jusqu'alors bouché, inondé. Il a fallu appeler un pompier, mais j'ai choisi d'apprendre à une fourmi que ce n'est pas le ciel qui esquisse nos pas, juste les nuages. J'ai écouté follement ce qu'elle laissait entendre jusqu'à ce que je ne la voie plus et que je me retourne complètement pour la distinguer dans l'herbe, je ne la voyais plus, je n'entendais que le bourgeonnement des poumons évanouis.

Exposés à ma hauteur ses yeux ont brillé comme des billes, je les donc mis autour des vertèbres, pour décorer l'endroit où je m'endormais enfin.
Les jours passaient, les pierres grandissaient, le temps suspendu se reposait, autour des branches qu'on tourne et retourne pour allumer ce feu de bois qui ne s'éteint pas, qu'on se penche pour ne pas tomber dans les racines, dans les crocs des animaux. Juste des dessins, des bouts de verre.
Le temps s'arrête en été, en hiver, au printemps et en automne. Le reste du temps il éclate en mille morceaux. Les saisons s'accrochent à la façade de la lune, on dit. On dit aussi qu'après on voit une lueur blanche, qu'il ne faut pas la suivre sinon il pleut.

Murmuré par aileapart, à 23:29 dans la rubrique Ballon Rouge..
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Laisse mon esprit vagabonder sur les toits des planètes.
--> Deux phrases mendiantes s'écrient et soupirent la chaleur ambiante.
Effacer l'espace entre les différences, entre l'herbe sous le cou des mots, les oiseaux ont des bateaux qui n'arriveront qu'à genoux devant mon poignet aiguisé. Un endroit terrible entendu par tant de doigts qu'on ne saurait que pousser des cris si on en savait le nombres d'oiseaux qui ne volent pas sur terre, ceux à quatre pattes devant mes doigts rosés dans ma bouche cousue, née à nez avec le ciel divn qui s'ennivre sur cette peau d'ombre au goût de sel maquillé à l'essence de la vie et des pierres précieuses qui s'éloignent en titubant, loin là-bas, par derrière les océans, ces bactéries microscopiques, édentées qui s'arrachent les vers par les gencives, les abat-jours, le soleil se pose sur l'horizon, il a mal aux ailes, ce divin soleil, qui s'émerveille devant nos pieds qui dansent autour des taches de javel et de sang qui s'aglutinent et qui trichent sur les murs point.

Tricher est un menteur, se taire est un meurtre qu'on commet à outrance, le langage flêtri par des organes et des habitudes du troisième âge, périmé, avarié comme un oeuf raté. Une coccinelle guillotinée, un arbre rapé entre les feuilles qu'on devine, qu'on dessine, qu'on imagine, je ne les vois pas, elles ne sont pas là, je les ai perdu hier quand j'ai ouvert mes bras, ces espaces incendiés, cette compréhension que je ne comprends pas, pour ne pas râter la plainte de la peau torturée, pour s'éloigner elle n'a qu'à faire pousser des plumes et pas des pieds.

Murmuré par aileapart, à 23:14 dans la rubrique Ballon Rouge..
Plus près (suite + 0 pensées égarées)
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